Voici notre maison à Laon où Marquette est peut-être venu en visite enfant car cette maison appartenait à ses cousins jusqu' à vers 1660. Une inscription sur le nouveau monument attribué à Hiawatha, confondant peut-être la littérature avec l'histoire, les paroles de bienvenue du chef des Illinois "Que le soleil est beau, Français, quand tu viens nous visiter." Cette amitié des Indiens pour les Français est un côté touchant de l'épopée française au Wisconsin. Alors que les Espagnols ou les Anglais traitaient les Indiens en inférieurs, les Français savaient s'intégrer à la vie des Indiens et les traiter en égaux, partageaient leur vie rude, apprenaient leurs dialectes, et se mariaient souvent avec des Indiennes. Champlain, grand ami des Indiens envoyait de jeunes hommes comme Nicolet vivre parmi les Indiens. Il y avait des exceptions, bien sûr, surtout parmi les "illégaux," les "coureurs de bois" sans autorisation (permis, patente) qui profitaient de la naïveté des Indiens pour leur payer les fourrures de façon dérisoire. Parfois ces mauvais Français maltraitaient les Indiens, et aussi ils leur vendaient du rhum. La vente d'alcool était défendue par le gouvernement du Canada mais il était difficile de faire régner la légalité de si loin.
Wisconsin a changé, voyons la carte. Nicolet avait recontré quelques Menomenees, (Algonquins) mais une population en majeure partie Winnebago. Les Winnegaboes furent décimés par des épidémies et une noyade en masse et la guerre contre certaines des tribus Algonquins (Renards déjà) qui envahissaient le Wisconsin chassés par les Iroquois. Les Iroquois poursuivent les Algonquins jusqu'au Wisconsin. (Potawatomi, Hurons, et Ottawas, forteresse près de la Baye). Quand les Français parcourent le Wisconsin ils décrivent donc les tribus indiennes et leurs attributs particuliers; (Radisson, Perrot)-- Menomonees sympathiques, Ottawas commerçants pratiques, Miami mascoutens au site de Portage sont civilisables, gentils (Perrot), terribles Renards et Saukes, intraitables (Perrot Winnebago, lac du nom, Potawatomi (gardien du feu) rive gauche du lac, Illinoisan sud, doux et civilisables aimés des missionnaires. (Changements cependant et villages mixtes--Potawatomi--Green Bay, Mascoutens--Milwaukee.)
Voici le confluent des deux fleuves. Pour revivre un peu 1'impression des explorateurs de leur petit canoë, prenez un bateau de Prairie du Chien qui descend le Mississippi jusqu'au confluent de Wisconsin. Plusieurs chenaux débouchent à travers les îles. On les imagine débouchant par un de ces chenaus devant les falaises imposantes de Wyalusing Park et de la rive de l'Iowa encore plus imposantes de leur temps car le fleuve est plus haut de dix pieds depuis les travaux d'ecluses pour faciliter la navigation.
C'est à la mission. St. François Xavier et de Père que Perrot fit cadeau de l'ostensoir qui est la seule relique du dix-septième siècle qui reste au Wisconsin, au musée de Green Bay. [on attend l'autorisation: ndlr] Près du musée, une statue honore les premiers habitants du Wisconsin, le voyageur qui accompagne 1'indien et le missionaire veut représenter Nicolas Perrot.
Comme vous le savez à part les noms, il reste bien peu du Wisconsin français, la maison la plus ancienne du Wisconsin, construite par Joseph Roi en 1775, achetée par Jacques Porlier. Au musée de Fort Howard un des petits batiments est consacré à Langlade. Il est difficile de retrouver l'atmosphère à Green Bay, la plaque de la maison de Langlade parmi industries, entrepôts, cimetière. Prairie du Chien a plus d'atmosphère. Vieux cimetière français Rolette. Trompeleau charmant petit village.