Eleazer Williams: líHistoire díun Prince Perdu
by Danielle Allen
Research done for French 284, honors
University of Wisconsin--Madison
Professor Eileen Mc Donald

Décembre 1997

Bien que la Révolution Française ait été violente et sanglante, spécialement le règne infâme de la terreur dans lequel les révolutionnaires ont amené la plupart de l'aristocratie française à Madame la Guillotine, cette période de l'histoire était néanmoins toute romantique en captivant l'attention des gens du monde entier. Une légende née de cette époque chaotique est le conte du Dauphin Perdu qui était le fils du dernier monarque français, Louis XVI, et sa femme Marie Antoinette. Les archives officielles indiquent que Louis XVII, qui était l'héritier légitime du trône français, est mort à l'âge de huit ans dans une prison parisienne deux années après que ses parents ont été décapités en la dernière décennie du dix-huitième siècle (Thwaites 196). Toutefois, un conte populaire a établi que des royalistes, ceux qui étaient loyaux envers la Couronne Française, ont volé le dauphin reél de sa cellule en le remplacant avec un autre enfant qui est mort en fait à sa place. Ensuite, on l'a emmené sur-le-champ en Amérique où toutes les traces de lui étaient perdues (196).

Ces circonstances vagues ont permis à la plupart des hommes de l'âge approprié, ayant une naissance assez obscure, de prétendre au titre du prince perdu (196). Un décompte conservateur évalue qu'il y avait plus de quarante prétendants sérieux pendant la controverse (Buerger 5). Quoique les royalistes français aient espéré une restauration de la dynastie de Bourbon à son ancien pouvoir, il n'y avait pas de richesses matérielles qu'on aurait pu offrir à un homme même s'il avait pu prouver son lignage. Si un imposteur avait pu fournir la documentation historique et des preuves plausibles, il n'aurait encore reçu ni trône ni vastes domaines ni grands comptes bancaires. Ces hommes ont rivalisé brutalement pour l'importance publique au dix-neuvième siècle. Ils se sont souvent ridiculisés publiquement pour avancer leurs propres affirmations dans l'espoir d'obtenir la reconnaissance et l'honneur qu'on aurait donné à un membre d'une famille royale.

L'état de Wisconsin peut réclamer son propre prétendant qui a tenté de prouver au monde qu'il était en fait un roi sans couronne. Le nom d'Eleazer Williams est entrelacé dans l'histoire de notre état car il est peut- être le personnage le plus controversé des gens Oneidas. Un homme du patrimoine amérindien et anglais, Eleazer est né probablement en mai 1788 dans le nord de l'état de New York (Buerger 6). Comme une personne qui parlait anglais et Mohawk (une langue indienne) couramment, Williams est devenu finalement missionnaire pour la foi épiscopale (7-8). On l'a affecté à un poste à Oneida, New York pour qu'il enseigne sa religion chrétienne aux Indiens d'Amérique (8).

Pendant le séjour d'Eleazer à Oneida, les Blancs, qui voulaient plus de terre, ont mis plus de pression sur le gouvernement pour muter les Indiens (Smith 142). A cause de ceci, Williams a commencé à rêver d'établir un empire indien à l'ouest du Lac de Michigan avec lui-même comme dictateur (Thwaites 198). Sous un traité avec les Indiens de Menominee en 1821, les Oneidas ont été permis de s'installer sur une petite étendue de terre près de Green Bay, Wisconsin (Smith 142). Quoique Williams ait été intellgent et un bon orateur, les Indiens et les Blancs de Green Bay ont commencé à le considérer un homme sans scrupules et sa popularité est tombée rapidement (Thawaines 200). Avec sa carrière en ruine, Williams est retourné à l'état de New York en 1835, après que deux nouveaux ministres épiscopaliens de la mission l'ont chassé du territoire en essayant de protéger leur propres postes (Buerger 12).

Encouragé par des commentaires qu'il ressemblait vaguement aux tableaux des Bourbons, Williams a pris l'identité du dauphin perdu bien qu'il ait été évident que ses origines n'étaient pas françaises. Malgré ses assertions grotesques et son manque de preuves crédibles, Eleazer Williams pouvait convaincre un petit groupe de partisans qu'il ètait le dauphin authentique. Bien que Williams ait prétendu avoir du sang royal dès 1839, l'occasion la plus considérable pour sa reconnaissance est arrivée en 1853 (Buerger 13). Il semble que Colonel H.S. Eastman, un avocat de Wisconsin et un ami de Williams, ait aidé accidentellement Eleazer en lui montrant une histoire qu'il avait écrite. Cette histoire, qu'Eastman avait créée pour son propre amusement, était un conte d'un jeune garçon, élevé par des Indiens d'Amérique, qui était en réalité le prince perdu de la France. Dans le conte d'Eastman, le dauphin a été sauvé d'une prison à Paris et un enfant malade d'un hôspital tout près a été substitué au prince. Tout à coup, Eastman avait emprunté le nom d'Eleazer Williams pour son histoire (Austin 115).

En février 1853, un article presque indentique à l'histoire d'Eastman a paru dans un numéro de la publication américaine Putman's Magazine. Eastman a prétendu qu'Eleazer aurait dû copier le manuscrit pendant qu'il était dans la possession de Williams (115). L'article a été écrit par John H. Hanson, qui a rencontré Williams par hasard dans un train en voyageant à la Nouvelle Angleterre. Hanson, qui a trouvé Eleazer très fascinant, a fourni un porte-parole crédible à Williams. Le public a respecté cet homme crédule car il était aussi ecclésiastique. Comme le plus grand partisan de Williams, Hanson croyait tout ce qu'Eleazer lui a dit et a accepté chaque document d'Eleazer comme authentique (Buerger 13).

En fait, Hanson a élargi l'article original pour inclure plus d'aspects qui coïncidaient avec la jeunesse de Williams. Dans le conte commun du temps, les royalistes ont amené le dauphin aux Etats-Unis après sa fuite de la prison. Hanson l'a embelli énormément en ajoutant qu'on a emmené le prince à une réserve indienne près de Montréal où il était sain et sauf. En plus, il a écrit qu'un homme avec un accent français apportait de temps à autre de l'argent au garçon. Une fois, un de ces hommes a aperçu les cicatrices sur les jambes du jeune Eleazer (qui a assorti par la même occasion celles sur les jambes du prince) et s'est écrié, "Pauvre garçon! Pauvre garçon!" Hanson a aussi décrit le mauvais traitement du prince pendant la Révolution qui avait causé son état d'idiotie mentale et son manque de mémoire. Mais la fin de l'histoire est heureuse car, un jour en plongeant dans un lac, le garçon s'est frappé la tête et a récupéré ses capacités mentales (Buerger 13).

En plus de ces déclarations, Hanson a produit aussi des preuves "de béton". Selon lui, pendant que le Prince de Joinville-- le fils de Louis Phillippe, qui était alors le roi de la France--visitait le Wisconsin, il a demandé à Williams de signer un document officiel pour abdiquer ses droits au trône (Austin 115). Cependant, De Joinville a dit qu'il avait rencontré Williams seulement par hasard (Buerger 13). Le prince a nié d'être venu en Amérique pour voir Williams et pour lui demander d'abdiquer ses droits au trône français. Puisqu'il n'avait toutefois aucune preuve contraire, Williams a inventé une explication pour expliquer le motif réel pour lequel de Joinville l'avait dénoncé publiquement. Parce que de Joinville a nié les allégations, Eleazer a réussi à convaincre des gens que le prince tentait seulement de protéger les intérêts de Louis Phillippe. Williams a tout suggéré à Hanson qui a publié rapidement cette information en l'incluant dans un roman intitulé Le Prince Perdu en 1854 (14).

Avant la publication du Prince Perdu, Williams était déjà devenu une célébrité nationale. Des journalistes ont voyagé chez lui pour le interviewer et des journaux étrangers ont même examiné son affirmation. Pendant que des personnages publics croyaient que Eleazer était le vrai prince, la plupart pensaient qu'il était frauduleux de s'appeler le dauphin perdu. L'écrivain américain, Mark Twain a fait une satire de Williams dans son histoire intitulée "Le Homme Sauvage" et plus tard dans son roman Les Aventures de Huckleberry Finn (14).

Cet intérêt public ne pouvait pas réhabilitater la carrière moribonde de Williams quoique l'attention ait continué sporadiquement jusqu'à sa mort à la réserve de saint Regis à Hogansburg, New York en 1858 (Austin 115). A cause de son affirmation d'être Louis XVII, le Dauphin Perdu, les réussites de Williams sont souvent oubliées. Malgré ses aspirations fausses, Williams a été responsable d'amener des gens Oneidas à la région de Green Bay, où aujourd'hui, ils ont des terres et opèrent beaucoup de'affaires réussies. Des traces d'Eleazer Williams restent encore en cette contrée car il y a une rue qui est appelée "Lost Dauphin Road" et une exposition au musée local.

 

 

page added July 22, 1998
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