Les Noms de Green Bay
by Lisa Misner
Research done for French 284, honors
University of Wisconsin--Madison
Professor Eileen Mc Donald

20 mars, 1998

Il y a un débat quand on parle de l'origine du nom de Green Bay, Wisconsin. Est-ce que cette ville a été nommée après l'eau ou après les habitants? Personne ne sait vraiment pour sûr, mais il y a plusieurs théories.

D'abord, "Green Bay" est le nom que les Anglais ont donné à la ville apès avoir pris la terre des Français. Pendant le régime français, la ville s'appelait "La Baye des Puants," ou simplement "La Baye". Ce nom signifie "la baye des mauvaises odeurs" ou "la baye des gens puants." Plus d'explications tracent l'origine de ce nom aux rencontres des Français avec les Américains natifs, spécifiquement, les algonquins. Il y a deux versions de cette explication; la première est que les algonquians ont utilisé leur mot "ouinipeg" quand ils se sont référés à leurs voisins à "Green Bay." Ce mot signifie "bas ou vil" et les Français ont pensé qu'ils parlaient de l'eau, donc ils ont nommé les gens qui habitaient à côté de l'eau "ouinipegou" (aujourd'hui ils s'appellent winnebago ou la nation Ho-Chunk--"les gens de la grande voix"). Quelques uns croient que les Français ont mal interpreté le mot algonquian et ils croient que les algonquins se référaient aux winnebagoes, pas à l'eau. C'est possible parce que les winnebagoes soient connus dêtre plus barbares, fiers, et indépendants que les algonquins.

La deuxième version de cette explication est qu'il y a une deuxième signification du mot "ouinipeg"--sel ou l'eau salée--et ce signification a été utilisée pour décrire soit les eaux de Green Bay soit les eaux dont les winnebagoes sont venus.

Alors, le problème reste encore, est-ce que les algonquins se référaient aux gens qui ont habité à la terre (dans l'un ou l'autre cas) ou à l'eau elle-même. Les histoires renommées que la baie a reçu son nom de l'algue verte en été et de la mauvaise odeur peuvent être éliminées parce que les explications historiques disent que la baie était claire et fraîche. La seule explication qui attribue le nom à l'odeur de l'algue est venue du père Claude Allouez pendant son expédition de 1669-70. Puisque son explication contredit beaucoup d'autres conclusions, on croit qu'il a parlé en hâte du à l'hiver rude qu'il avait supporté pendant son voyage.

Plus d'explications attribuent le nom aux conditions qui ont entouré la baie. Par exemple, dans La Relation Jésuite de 1670-71, Father Claude D'Ablon a constaté que l'odeur des marais qui entouraient la baie sentait comme la mer. Et en 1673, le père Marquette a écrit que les natifs de la terre ont appelé la baie, "la baye salée," et ça c'est le nom qu'ils ont utilisé pour la mer. Marquette a pensé qu'ils étaient venus à cette conclusion soit parce qu'il y a des plats de boue dans les marais soit parce que la boue entre dans l'eau au printemps. Mais l'explication la plus forte qui a relié le nom aux environs des eaux est venue du père Charlevoix en 1721. Il a dit que les gens eux-mêmes, étaient nets, mais les rives près desquelles ils ont habité, étaient bordées de poissons pourris. Le mot "puans" décrivait au moins deux autres corps d'eau en Amérique du Nord, qui ont une mauvaise odeur. Un exemple est le lac qui s'appelle maintenant Lac Nipissing. On a attaché "puan(t)s" à son nom français parce qu'il était entouré de soufre.

Le reste des explications attribue le nom à l'origine du tribu winnebago. En 1648, le père Paul Ragueneau a écrit que les gens aux rives de cette baie s'appelaient Puants parce qu'ils étaient venus d'une mer d'eau salée au nord, avant qu'ils soient arrivés à "La Baye." (L'endroit exact dont les winnebagoes étaient venus n'est pas connu, mais, plus récemment, on a soupçonné qu'ils étaient venus d'un endroit au nord du Lac Supérieur.) Pendant les années 1690, Capitaine Antoine de la Mothe Sieur de Cadillac a soutenu l'explication du père Ragueneau quand il a réclamé que les "puants" avaient reçu leur nom parce qu'ils habitaient près d'un fleuve boueux qui était plein de poissons. En été, le fleuve sentait très mauvais. Ensuite, il y a le raisonnement anglais pour le nom--les Français ont donné le mot "puants" aux winnebagoes, donc ils pouvaient parler des winnebagoes dans leur présence.

La raison pour le nom anglais, Green Bay, est un peu plus claire. La croissance d'une plante verte à la rive et les plantes vertes aux marais au printemps ont aidé avec le nom. Il est notable que les Français ont commencé d'appeler la baie, "La Baye Verte", après que les Anglais avaient établi leur nom.

A ce jour, il n'y a pas de vraie raison pour le nom français de Green Bay-- seulement les théories. Après que j'ai étudié ces conclusions ci- dessus, je crois que l'odeur autour de la baie est la raison pour le nom. Ces explications sont plus fortes que les autres explications, et il y a plus de choses qui les soutiennent. Mais jusqu'à ce qu'on trouve les meilleures justifications, nous ne pouvons pas savoir pour sûr. Peut-être quon peut rechercher l'histoire des winnebagoes. Je n'ai trouvé aucune conclusion pour le nom winnebagoes. Il doit y avoir quelques histoires de leurs premières rencontres avec les Français. Et ils sont arrivés avant les Français, alors ils devraient connaître si la baie avait une mauvaise odeur. Peut- être on devrait interviewer les winnebagoes. En tout cas, il est important que les gens connaissent l'histoire de leur territoire. S'il est vrai que la baie avait une mauvaise odeur dans le passé, les gens pourraient accepter les mauvaises odeurs et la mauvaise apparence de la baie aujourd'hui. Il est important de connaître la vraie raison dans l'intérêt des gens et surtout dans l'intérêt de l'avenir.

 

 

Bibliographie

 

Sites du Web:
        http://www.uwgb.edu/wisfrench/library/articles/kraft.htm

        http://www.newnorth.net/glitc/hochunk.htm

Livres:

  • Kellogg, Louise Phelps, The French Regime in WI and the Northwest, Cooper Square Publishers, Inc., NY, 1968, p.72-73.
  • Collections of the State Historical Society of Wisconsin, Volume XVI, published by the Society, Madison, 1902, p. 390, p.412.
  • Rentmeester, Les and Jeanne, The Wisconsin Creoles, 1987, p.9

Brochure:

    Alexander, Edward P."How the French Came," The Wisconsin Journal of Education, February 1943, p.290.

 

page added July 22, 1998
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