
Non, mes impressions sont les mêmes, la nourriture est toujours aussi grasse, et très mal
équilibrée, sans goût.Tout est toujours dans l'exces,il n'y a jamais de
demi-mesure. J'ai eu une approche differénte du tourisme habituel, et observé le
comportement des acheteurs américains aux Bastille days, et finalement le
comportement des consommateurs moyens americains est similaire à celui des
français, sauf que les américains sont plus acheteurs, et vivent à credit plus
que nous!! Les gens sont très friands de gratuité, et d'échantillons de
nourriture. On ne sent pas une âme profonde de la ville, que tout est récent,
que le plus important est de faire le building le plus haut. Ce n'est pas un
pays d'assistés comme en France, et cela creuse beaucoup d'écarts, les riches
deviennent plus riches, et les pauvres, plus pauvres, beaucoup de " homeless
people " ! surtout dans les grandes villes. Le gouvernement n'aide pas beaucoup,
et le capitalisme prime avant tout. C'est bien connu, on venait, et on vient
toujours aux USA pour faire fortune, car c'est un des rares pays oú l'on peu
faire des affaires sans attendre une réponse pendant une eternité. Les barrières
administratives sont moindres, et la notion de faire du business et de l'argent
n'est pas un sujet tabou. On est un " Winner ", ou on reste un Looser à jamais,
c'est la course. Mais la seule question que se posent les américains entre eux,
ce n'est pas de savoir si leur travail leur plaît, c'est toujours "How much you
make?", combien tu fais?, et c'est aussi souvent comme cela, malheureusement,
que les gens selectionnent leurs amis.
AVANT LE DEPART POUR MILWAUKEE :
Dès le mois de novembre, en collaboration avec notre professeur chargé du projet et avec 3 autres élèves de deuxième année de Brevet de Technicien Supérieur, nous avons présenté ce projet aux différents étudiants de première année réalisant un cursus marketing-vente ou un cursus décoration.
Chaque étudiant intéressé avait pour devoir d'établir un dossier présentant une idée. Cette idée devait être originale et en accord avec le goût des Américains. Dans ce dossier, devaient également paraître toutes les démarches déjà entreprises par l'étudiant, ce qui était la preuve de sa motivation et de son investissement.
Puis, il a fallu choisir parmi la quantité de dossiers qui avaient été remis, ceux qui nous semblaient sérieux. Nous avons sollicité un certain nombre de professeurs et de responsables de l'école pour nous aider dans notre choix. Finalement, 14 étudiants de première année ont été retenu.
Régulièrement, pour se tenir informé des avancées de chacun dans son propre projet, nous organisions des réunions. Certains étudiants nous faisaient remonter les difficultés qu'ils rencontraient et nous les aidions, dans la mesure du possible, à les surmonter.
Personnellement, mon projet, identique à celui de l'année passée, était de cuisiner des crêpes bretonnes. Mon partenaire était T-FAL. Je l'ai démarché pour obtenir des poëles pour faire mes crêpes, et aussi pour avoir des plats spécifiques nommés " EUREKA " pour mon amie qui se chargerait de préparer des tartes tatin.
Enfin, tout le monde avait ses produits ; soient ils avaient été envoyés par colis directement à Cathedral Square, soit nous nous les étions répartis dans nos bagages.
Le rendez-vous était prévu à l'aéroport de Roissy en début d'après-midi. Nous étions tous prêts à nous envoler vers les Etats-Unis.
PENDANT LE SEJOUR A MILWAUKEE :
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Arrivés dans les familles d'accueil, nous étions tous exténués par la fatigue due au voyage et au décalage horaire, mais ravis de faire connaissance avec les membres de chaque famille.
Pour ma part, il s'agissait de retrouvailles puisque j'étais logée dans la même famille que l'an dernier, à ma grande joie. Ma famille est particulièrement chaleureuse si bien que j'ai l'impression d'en faire partie intégrante, comme si j'étais la sœur aînée des trois autres enfants.
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Le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus à l'Université de Milwaukee que nous avons visitée, et où nous avons fait la connaissance d'étudiants qui apprenaient le français depuis trois semaines. J'ai été très impressionnée par leur volonté de communiquer en français, et surtout, par ce qu'ils avaient déjà appris en si peu de temps !
Cette rencontre s'est achevée autour d'un " pique-nique sportif " : les petits français savent désormais jouer au baseball !
En fin d'après-midi, nous avons été accueillis dans une superbe villa située au bord du Lac Michigan. Mais nous avons préféré nous baigner dans la piscine plutôt que d'aller au Lac.
Nous nous sommes tous régalés avec les hamburgers que la maisonnée avait préparé à notre attention.
Le jour suivant, nous avons eu l'occasion, grâce à Dirk D Young, de visiter une usine qui fabrique des pièces en métal. Nous avons pu nous rendre ensuite sur le site de l'un de leur client : la célèbre entreprise Harley Davidson. Bien entendu, nous avons pris un grand plaisir à nous photographier à tour de rôle sur ces bolides. Je me souviens m'être amusée à chantonner : " je n'ai besoin de personne en Harley Davidson... ".
En fin de journée, il était temps de penser à la rude
tâche qui nous attendait dès le lendemain. Alors, nous sommes allés à Cathedral
Square pour connaître l'emplacement qui nous avait été octroyé. Beaucoup se sont
chargés de disposer les tables, pendant que d'autres vérifiaient l'état des produits qui avaient été envoyés par colis. Heureusement, nous ne comptabilisions que très peu de casse.
Après l'heure du repas, avec seulement les quatre filles du cursus design, nous sommes retournées sur les lieux pour réaliser la décoration. Nous avons passé une bonne partie de la nuit, mais l'essentiel était que le résultat était plutôt satisfaisant à mon goût.
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Enfin, les Bastilles Days débutaient. Tout le monde était enthousiaste et la bonne humeur régnait sur chaque stand. Ce fut dure, mais nous étions prévenu : des journées de près de 14 heures à rester debout ! Chaque matin et chaque soir, il fallait faire des allers et retours au camion où étaient entreposées les marchandises. Durant la journée, il fallait attirer les Américains à venir découvrir et déguster nos produits typiquement français, ce qui impliquait l'utilisation de la langue anglaise.
Ces Bastilles Days ont été une grande réussite pour tous. En cuisine, j'ai préparé près de 2 000 crêpes, soit une moyenne de 500 crêpes par jour !
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En récompense de nos efforts, nous avons été invités dans une famille d'accueil, Mary, qui possède une villa au bord d'un petit lac. La détente était le mot d'ordre de la journée avec au programme : natation, bronzage, tennis... Et histoire de se restaurer, un buffet américain !
Mais les bons moments connaissent toujours une fin, et déjà le jour du départ s'affichait au calendrier. Quel moment éprouvant que de se dire au revoir... Nous sommes finalement montés dans le car, certains les yeux humides et je faisais partie de ceux-là.
Le conducteur nous a conduit jusqu'à un mall où nous avons pu faire des affaires en matière de shopping. L'heure avancée de la journée nous obligeait alors de nous rendre à l'aéroport de Chicago.
RETOUR EN FRANCE :
Dans l'avion du retour, nous étions assez calmes, bien que le sommeil ne fut pas forcément facile à trouver. D'ailleurs, je n'ai pas fermé l'œil, tout comme d'autres. Je pense que nous réagissions de cette manière parce que nous savions consciemment que la symbiose de ce groupe n'existerait pas à jamais.
Après un atterrissage en douceur, le groupe épuisé s'est disloqué.
Mais dès le lendemain, j'ai reçu des appels téléphoniques des étudiants qui avaient fait partie du voyage. Ils avaient pour la plupart le moral dans les baskets ! Effectivement, nous étions nostalgiques par rapport à cette expérience inoubliable réalisée dans une ambiance extraordinaire !
Une fois de plus, j'ai apprécié ce séjour, non, je l'ai adoré !
Je tiens à remercier personnellement Paul Lapoule pour son investissement qui a permis que ce projet se réalise, Gabrielle Verdier pour son soutien au quotidien, Morgan Spiering pour son aide exceptionnelle, Ed Hanrahan pour son sens de l'organisation, l'Alliance Française et Easton Association et tous les autres... Et puis surtout l'ensemble des étudiants qui ont participé à ce projet !
Jennifer Swain
À mes amis de Milwaukee vous m'avez demandé de parler de moi-même. J'habite la banlieue parisienne mais je suis originaire de la Sologne, cette région comme je la présentais aux Bastilles
Days est située à 1 heure de voiture de Paris, au Sud. C'est une région
magnifique ou j'adore me ressourcer lorque je vais voir ma famille.
Mes études consiste à tout savoir pour être le meilleur des commerciaux ou à
être incollable sur le marketing, j'avoue qu'il y a encore du chemin ! En
même temps pour appliquer mes connaissances je travaille dans une entreprise
Les Baches de France (20 employés) qui travaille beaucoup avec le bâtiment,
les transporteurs et les travaux publics. Cette société existe depuis plus
de 27 ans et confectionne tout type de bache et filet (par exemple : bache
publicitaire, bache pour un camion, filet de securité ...). C'est un domaine
très spécial, très masculin, mais les femmes sont en générale bien
accueillies !
Mon travail consiste à créer des supports de communication, prospecter de
nouveaux clients, organiser des salons ou la société sera présentée, en fait
je travaille dans le service marketing.
Il nous a été facile (Viviane et moi) d'obtenir l'accord de notre directeur
pour partir car il sait combien ce voyage et cette experience comptait pour
nous !!! Nous n'avons pas été obligées de prendre sur nos jours de congés car
il savait que cela n'allait pas être de tout repos.
J'ai été très fière de représenter ma région natale car cette région tient
une place importante dans mon coeur tant je la trouve unique !
Plusieurs offices du tourisme ont accepté sans hésitations de m'aider en me
procurant des posters, des brochures, des catalogues ...
J'aime vous citer les noms car elles le méritent bien : Office du
tourisme de Blois, Offices départementaux du tourisme du Loiret et du Loir
et Cher, d'autres ont été plus réserves et ne m'ont pas du tout aidée.
Je représentais également l'Hôtel Tatin, très connu en France pour son
histoire et ses Tarte Tatin. J'ai donc cuisiné de mon mieux la celebre Tarte-Tatin, pour cela j'avais avant calcule toutes les quantités d'ingredients dont j'avais besoin afin de
ne manquer de rien.
Beaucoup de monde a goûté à cette tarte durant le festival et tous m'ont dit
l'aimer. Beaucoup m'ont demandé la recette, j'avais prévu en traduisant la
recette en américain mais ce n'était pas facile pour l'explication.
Heureusement vous êtes très patient et mon "franco-américain" vous faisait
plutot rire !!!
Je suis prêté à revenir quand vous voulez; l'accueil que j'ai
reçu est
inoubliable, superbe il n'y a pas de mots pour exprimer ce que j'ai vécu
pendant 10 jours. Vous êtes ABSOLUMENT INCROYABLES ! !
J'aime beaucoup votre région, dommage que je n'ai pas pu la découvrir plus
longtemps, j'aimerais revenir bientôt vous faire un petit "HELLO", "it's me".
Merci mille fois a toute les familles qui nous ont recu, en particulier à ma
famille Mr and M Kabler Babbitt, Claudia, John et leurs enfants, qui m'ont
beaucoup aidé lors des Bastille Days, j'espère les revoir bientôt.
Merci également à toutes les personnes qui ont organisé le festival, désolée
je ne cite pas les noms de peur d'en oublier, et merci à tous les Américains
qui sont venus nous voir, merci beaucoup.
A bientôt peut-être en France.
Marie-Noëlle
PS : J'ai oublié de vous dire une chose, je trouve quand même qu'il y a
beaucoup trop de choses sucrées et que c'est trop dur de résister à la
tentation.
Madame Verdier,
Je tenais personnellement vous remercier pour votre aide durant les Bastille's Days. Nous avons tous conscience de votre implication et de votre dévouement dans cette action et sans elles, sans vous, les petits "frenches" de Négocia n'auraient jamais pu vivre une telle expérience.
Une expérience, hors du commun, avec la découverte d'une clientèle hors du commun.
Durant les Bastille's Days j'ai pu m'apercevoir que les Français été vraiment très appréciés. J'ai pu y découvrir des gens chaleureux et très accueillants aussi bien avec les familles qui nous ont si gentiment reçus que les personnes qui venaient nous rencontrer sur les stands.
Cette aventure nous a permis de bénéficier d'une expérience à dimension internationale, ce qui ne peut-être que valorisant pour nous dans un avenir proche.
J'espère de tout cœur que cette action sera reconduite l'année prochaine afin que d'autres étudiants puissent découvrir cette extraordinaire aventure que sont les Bastilles'Days, qu'ils puissent découvrir un état d'esprit de groupe, solidaire et enthousiaste, qu'ils puissent découvrir une clientèle différente et surtout de découvrir cette sensation de vibration lorsque l'on pose le pied sur la terre américaine!!
Au niveau de mes impressions sur les Etats-Unis mêmes, un mot les résumeraient pour moi : immense !!!
J'ai trouvé que tout était démesuré par rapport à la France !!
Les maisons, les routes, les voitures, et mêmes les cornichons et les fourmis !!
C'était exactement comme je l'imaginais, mais le voir, le vivre, ce fût comme un rêve qui se réalisait !
Merci d'avoir contribué à ce rêve.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Nadèje (stands du sel de Guérande, du cidre et de la limonade)
PS : Voici la partie du rapport des ventes de sel remis à l'entreprise partenaire où il s'agit de la réaction de la clientèle face aux produits :
Le sel de Guérande a été placé entre les gâteaux bretons "La Trinitaine" et le cidre. L'ensemble de ces stands représentant ainsi la région bretonne.
Nadèje Nicolic
Les Américains, contrairement au apparence, connaissent cette région réputée pour ses mets gastronomiques.
Il faut aussi signaler qu'aux Etats-Unis, le sel de Guérande est principalement vendu dans les magasins de luxe et dans les épiceries fines, ce qui a fortement valorisé nos produits.
Nous avons pu constater que les ventes de fleur de sel marchaient mieux que le sel fin. En effet, nous donnions quelques idées de recettes afin de cuisiner avec la Fleur de sel (pomme de terre en robe des champs, foie gras, viande au barbecue, poissons etc…) alors que le sel fin était plutôt assimilé au sel de table traditionnel.
Les acheteurs de sel étaient plutôt des connaisseurs, et appréciaient pleinement son goût et sa qualité. Ils achetaient généralement une boîte de sel fin et une boîte de Fleur de sel.
La présence du sel de Guérande aux Bastille's Days a été un franc succès puisque la totalité des produits a été vendu. Il s'agit donc d'un partenariat intéressant à reconduire l'année prochaine, d'autant plus que nous n'avons eu aucun problème avec le fournisseur qui a totalement respecté ses engagements.
Je tiens donc a remercier l'entreprise Bourdic-Le Paludier et particulièrement madame Migné, qui ont contribué au succès du sel de Guérande et des Bastille's Days.
Wisconsin's French Connections
le 16 septembre, 2000
page modifiée le 22 septembre
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